House, une chorégraphie de Sharon Eyal au Festival DANCE 2015 de Munich
Sharon Eyal présentait hier soir son spectacle HOUSE au public munichois et nous a donné une des représentations parmi les plus fascinantes du Festival DANCE 2015, qui en comporte de nombreuses. Une heure d´intense chorégraphie avec des danseurs fabuleux à la gestuelle méticuleusement synchrone au point que l´on pourrait parfois croire qu´un génie de la robotique s´est immiscé dans le spectacle. C´est particulièrement remarquable dans le premier mouvement de groupe où les danseurs constituent un carrousel qui tourne avec des gestes angulaires précis, lents et saccadés. Un tonnerre d´applaudissements, qui ont continué longtemps après le baisser du rideau, a salué le spectacle.
Sharon Eyal, danseuse et chorégraphe, faisait autrefois partie de la Batsheva Dance Company. Elle a depuis fondé sa propre compagnie, qui porte le nom de L-E-V, ce qui signifie cœur en hébreu. HOUSE est l’une des premières pièces de cette nouvelle compagnie, que Sharon Eyal a créée en collaboration avec GaiBehar, sur une musique d´Ori Lichtik, un DJ issu du milieu techno.
Le travail de SharonEyal et GaiBehar brise les dernières barrières qui existeraient encore entre les maisons d´opéras, les clubs, le rave ou les défilés de mode. La chorégraphie commence dans une pénombre dont se détache une danseuse en combinaison de latex noir qui évolue sur scène avec l´allure paradoxale et déjantée de ses mouvements tantôt souples et fluides, tantôt nets et saccadés, d´abord d´une lenteur extrême et étudiée et qui évoquent tant la douceur que l´obscénité. Elle fait place au carrousel de six danseurs déjà évoqués, dont les combinaisons couleur peau contrastent avec la noirceur de la danseuse solo. Les combinaisons évoquent la nudité et gomment la différenciation sexuelle. Au cours du spectacle la sensualité et l´érotisme prendront de plus en plus corps dans le kaléidoscope des sexualités évoquées, avec par exemple des danseurs arborant porte-jarretelles ou pumps de travesti à très hauts-talons effilés chaussés par un danseur déjà de grande taille. Les danseurs et les danseuses se mêlent, s´emmêlent et se démêlent dans une confusion des genres extrêmement réussie et troublante au son notamment de Venus in Furs de Velvet Underground. Ces danseurs et danseuses se poussent, luttent, se contractent, se distordent en évoluant sur les ondes puissantes et envoûtantes de la musique techno.
L´étrangeté du monde de SharonEyal est encore soulignée par un extraordinaire travail sur les éclairages (lumières de Avi Yona Bueno, Bambi) avec des pénombres, des clairs-obscurs, des jeux de découpe d´ombres chinoises, les ombres portées des danseurs sur les parois latérales de la salle, les faisceaux croisés des feux de projecteurs latéraux.
Sharon Eyal crée une nouvelle esthétique de la danse à la forte empreinte émotionnelle, qui s´exprime dans une chorégraphie mathématiquement précise et minutieusement millimétrée.
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